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Combien d’habitants compte la ville de Chartres aujourd’hui ?

Julie
Julie
17 septembre 2026 7 min
Panneau indicateur affichant population chiffre ville Chartres
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Chartres, préfecture d’Eure-et-Loir, affiche 38 324 habitants selon les dernières données officielles de l’Insee (population municipale millésimée 2023). Cette ville moyenne de 16,85 km² présente une densité de population de 2 274 habitants/km², l’une des plus élevées du département. La ville connaît une évolution démographique relativement stable malgré un léger recul récent, avec une population qui se maintient autour de 38 000 habitants depuis plusieurs années.

Combien y a-t-il d’habitants à Chartres ?

Le dernier recensement Insee indique une population municipale de 38 324 habitants à Chartres en 2023. Cette donnée représente la population officielle utilisée pour l’ensemble des statistiques nationales et les calculs de dotations publiques. La population totale s’élève quant à elle à 39 318 habitants, un chiffre qui intègre certaines catégories particulières comme les personnes sans domicile fixe recensées dans la commune.

Pour situer Chartres dans son contexte régional, la ville demeure la principale commune d’Eure-et-Loir et le cœur de Chartres Métropole, intercommunalité qui regroupe près de 130 000 habitants sur un territoire élargi. Si vous envisagez de vous y installer, consultez aussi les éléments d’information sur les quartiers à éviter à Chartres. La préfecture concentre ainsi environ 30% de la population de l’agglomération.

38 324 habitants : la population municipale officielle
Ce chiffre correspond au millésime 2023 publié par l’Insee et sert de référence pour toutes les statistiques démographiques de la commune. Il exclut certaines catégories comptabilisées à part dans la population totale (39 318 habitants).

Densité de population à Chartres

Avec une superficie de 16,85 km², Chartres affiche une densité de 2 274 habitants/km² en 2023. Cette densité place la ville dans la catégorie des communes moyennes fortement urbanisées, bien au-dessus de la moyenne nationale (environ 120 habitants/km² pour la France métropolitaine) et régionale. La concentration de population s’explique par le statut de préfecture et le rôle historique de la ville comme centre administratif et économique du département.

Cette densité reflète un tissu urbain relativement compact, notamment dans le centre historique et les quartiers proches de la cathédrale. Les extensions récentes de l’habitat pavillonnaire en périphérie contribuent à maintenir une densité moyenne élevée tout en ménageant des espaces verts et des zones agricoles en bordure du territoire communal.

Évolution démographique de Chartres

Graphique montrant diminution progressive habitants ville française

La population de Chartres affiche une variation annuelle moyenne de -0,3% sur la période récente, traduisant une légère érosion démographique. Entre 2021 et 2023, la commune est passée de 38 447 habitants à 38 324 habitants, soit un recul de 123 personnes en deux ans. Cette tendance s’inscrit dans un mouvement plus large de stabilisation, voire de déclin modéré, observé depuis une dizaine d’années.

Plusieurs facteurs expliquent cette évolution. Le solde naturel (différence entre naissances et décès) reste positif mais faible, tandis que le solde migratoire affiche un déficit : davantage de personnes quittent la commune qu’il n’en arrive. Ce phénomène touche de nombreuses villes moyennes françaises qui voient leur population active partir vers les grandes métropoles régionales ou se desserrer vers les communes périurbaines plus accessibles financièrement.

Sur le temps long, Chartres a connu une croissance démographique marquée entre les années 1960 et 1990, passant d’environ 30 000 habitants à près de 42 000 habitants. Le pic historique a été atteint dans les années 1980-1990, avant un lent reflux jusqu’à la situation actuelle. Malgré ce recul, la ville conserve son statut de principale commune du département d’Eure-et-Loir.

Répartition de la population par âge et sexe

Pyramide des âges

La pyramide des âges de Chartres révèle une population plutôt équilibrée entre les tranches d’âge, avec quelques spécificités liées au statut de ville moyenne. Les jeunes adultes (15-29 ans) représentent une part significative de la population, grâce notamment à la présence d’établissements d’enseignement supérieur et d’une offre d’emploi locale. Les tranches intermédiaires (30-59 ans) constituent le cœur de la population active, tandis que les personnes de 60 ans et plus représentent environ un quart des habitants.

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On observe un vieillissement progressif de la population, tendance commune à l’ensemble du territoire français. Les catégories les plus âgées (75 ans et plus) progressent régulièrement, reflétant l’allongement de l’espérance de vie et le vieillissement de la génération du baby-boom. Cette évolution pose des défis en matière de services publics, d’équipements de santé et d’adaptation du logement.

Hommes et femmes

La répartition par sexe à Chartres montre une légère surreprésentation féminine, caractéristique courante des zones urbaines françaises. Les femmes représentent environ 52% de la population municipale, contre 48% pour les hommes. Cet écart s’accentue dans les tranches d’âge élevées, où l’espérance de vie supérieure des femmes crée un déséquilibre démographique marqué.

Dans les catégories plus jeunes (moins de 30 ans), la répartition hommes-femmes reste quasi équilibrée. C’est à partir de 50-60 ans que l’écart se creuse progressivement, pour devenir très net au-delà de 75 ans où les femmes sont nettement majoritaires.

Naissances, décès et solde naturel

Le solde naturel de Chartres demeure positif mais modeste. Le nombre de naissances dépasse légèrement celui des décès chaque année, mais l’excédent naturel ne suffit plus à compenser le déficit migratoire. Cette situation reflète une fécondité proche de la moyenne nationale (autour de 1,8 enfant par femme) et une mortalité contenue grâce à une bonne offre de soins locale.

Les naissances annuelles se maintiennent autour de 400 à 450 par an, tandis que les décès oscillent entre 350 et 400. Ce solde naturel positif de quelques dizaines de personnes par an ne compense pas les départs vers d’autres territoires, expliquant le recul global de la population municipale observé depuis plusieurs années.

Composition des ménages et catégories socioprofessionnelles

Les ménages chartrains se caractérisent par une diversité de configurations. Les personnes seules représentent une part croissante de la population (près de 40% des ménages), reflet de l’évolution des modes de vie et du vieillissement démographique. Les couples avec enfants constituent environ 30% des ménages, tandis que les couples sans enfant et les familles monoparentales complètent le tableau.

Du point de vue des catégories socioprofessionnelles (CSP), Chartres affiche une répartition équilibrée. Les employés et professions intermédiaires forment le gros de la population active, en lien avec le poids du secteur tertiaire (administration, commerce, services). Les cadres et professions intellectuelles supérieures sont également bien représentés, grâce à la présence d’établissements publics, de sièges d’entreprises et du centre hospitalier. Les ouvriers demeurent présents, notamment dans les zones d’activité industrielle et artisanale de l’agglomération.

La population étrangère et immigrée représente environ 8 à 10% de la population totale, proportion comparable à celle de villes moyennes similaires. Ces populations contribuent à la diversité sociale et culturelle de la ville, avec des origines géographiques variées (Europe, Maghreb, Afrique subsaharienne).

Solde migratoire négatif : le défi de l’attractivité
Le principal enjeu démographique de Chartres réside dans sa capacité à retenir et attirer de nouveaux habitants. Le solde migratoire déficitaire (-0,5% par an environ) reflète un phénomène de desserrement résidentiel vers les communes voisines et une concurrence accrue avec les grandes métropoles régionales comme Paris ou Orléans.

Ces données démographiques dessinent le portrait d’une ville moyenne stable mais confrontée aux défis de l’attractivité territoriale et du renouvellement de sa population. Les politiques publiques locales visent désormais à renforcer l’offre de logements, de services et d’emplois pour inverser la tendance et stabiliser durablement la population municipale autour de 38 000 habitants.

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Écrit par

Julie

Directrice éditoriale
Rédactrice spécialisée dans les enjeux de l'habitat français contemporain. Elle couvre le jardin comme espace de résilience, l'aménagement intérieur comme expression de stabilité, et l'immobilier sous l'angle stratégique et patrimonial. Son approche privilégie la documentation patient et le refus des raccourcis.

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